miércoles, 17 de marzo de 2021

De la literatura II

 

¿Cómo definir la literatura francesa del siglo 19? Pregunta vasta e interesante. Hay para todos los gustos. Los amantes de la naturaleza se deleitan del romanticismo, con Chateaubriand como padre de este movimiento; otros disfrutan del simbolismo de los poetas malditos, de Baudelaire a Verlaine y los últimos comen con gusto el realismo pasando de Balzac a Zola, pintando la sociedad burguesa y la nueva clase obrera emergente. Y como definir los Lautréamont, Théphile Gauthier, viajeros del desconocido.

Para intentar entender toda esta producción prolífica, hay que tener una idea de los grandes cambios que vivió la sociedad francesa. Un siglo que empezó en 1789 y que se terminó en 1914 y que conoció más de siete regímenes políticos (pongo de lado los innumerables cambios del periodo revolucionario (1789-1799)) : dos imperios, dos repúblicas, dos monarquías, etc... Todos estos cambios hicieron pasar Francia del antiguo mundo al mundo moderno, de los reyes cristianos a los presidentes laicos, del caballo al tren. Los franceses vivieron el fin de los privilegios de la nobleza, el auge de la clase burguesa y el desarrollo de la cuestión social con el advenimiento de la clase obrera (Ah Marx!!!). De todos esos cambios han sido testigos los escritores, y nos dieron sus testigos a través de sus obras.

Si quieren profundizar el tema, les invito a descubrir  la colección Bordas y el libro dedicado a la literatura del siglo 19. Lo encontrarán en el sector POÉSIE-THÉÂTRE-ROMANS bajo el código 840 LAG.






miércoles, 10 de febrero de 2021

De la mythologie I

 Parlons peu parlons bien ! Et aujourd'hui on parlera mythologie ! Oui, oui, ce truc affreux où on ne comprend rien à qui est qui, au comment du pourquoi, pourquoi doit-il se changer en taureau pour faire un enfant à une femme ? Pourquoi Zeus est-il autant infidèle ? Pourquoi tant de destinées tragiques ? D'abord la plus connue des mythologies pour nous, la gréco-romaine. Et là commence notre première distinction. Si vous vous souvenez bien, vous dites plutôt Zeus que Jupiter, Poséidon plutôt que Neptune, par contre vient plus facilement Mars et Hercule, plutôt qu'Arès et Héraclès. Au moment de la conquête romaine du monde hellénique (la Grèce) au IIe siècle avant J-C (grosso modo), les panthéons grec et romain ont commencé un long processus de fusion, mais cette fusion s'est faite plutôt au profit des dieux grecs, plus riches en légendes, plus humanisés, plus facilement accessibles. Les Dieux romains eux étaient pauvres en légendes. Quels mythes connaît-on vraiment des Dieux romains ? Les seules véritables histoires mythiques ou épiques des Romains sont liées à la fondation de Rome et à son histoire originelle. Les Dieux interviennent ici (Mars père de Romulus et Rémus, Jupiter aidant Romulus à compter les oiseaux ou Énée, guerrier troyen et fils d'Aphrodite fondateur du Latium), mais il n'y a pas de mythes véritablement entre les Dieux romains. N'oublions pas que selon la fonction qu'il avait un Dieu romain pouvait avoir plusieurs noms : Jupiter pouvait être Optimus, Stator ou Tonnant. Voilà quelques distinctions, mais elles nous compliquent la tâche. Et je ne vous ai parlé que de la gréco-romaine. Si je vous parlais de la mythologie indienne, nordique, ou assyrienne, là vraiment ça serait  très compliqué. 

Pour essayer d'y voir un peu plus clair et pour prendre un peu de hauteur, je vous conseille la lecture d'un classique de la discipline appelée mythologie comparée Mythe et épopée de Georges Dumézil. Dans le tome 2, l'historien nous donne des clés de compréhension des mythologies romaine, nordique, scythe et irano-indienne. Il nous plonge ou replonge dans les grandes histoires du Mahabharata, nous parle d'Odin et de Thor, compare Hercule et Starkatherus. C'est une invitation au voyage spatial, de la Scandinavie au rives de l'Indus, et aussi temporel, en nous rapprochant des mentalités de sociétés anciennes, sociétés qui ont contribué à la grande marche de l'Humanité.

Vous pouvez retrouver Mythes et épopées Tome 2 dans la section Arts-Sciences à la cote 300 DUM



miércoles, 13 de enero de 2021

De la poésie I

 Pour la nuit de la lecture 2021, le réseau des AFs de Bolivie et d'autres AFs d'Amérique du Sud ont décidé de consacrer cette nuit à Guillaume Apollinaire. Outre son recueil de poèmes Alcools, Apollinaire est connu malheureusement pour avoir participé à la 1ère Guerre Mondiale et pour y avoir succombé quelques jours avant la fin du conflit. 

Issu d'une famille originaire de Pologne sous domination russe à cette époque Guillaume Albert Vladimir Alexandre Apollinaire de Kostrowitzky est né à Rome en 1880. Enfant il s'installa avec sa famille à Monaco. Il fit sa scolarité à Cannes au lycée Stanislas, puis à Nice au lycée Masséna. 

En 1900, il partit pour Paris où il travailla comme sténographe, puis précepteur. Ses premiers poèmes parurent dans la revue La Grande France sous le nom de Wilhelm Kostrowitzky. Débuta alors sa carrière artistique. À la fois poète, écrivain, dramaturge, il n'eut de cesse de créer même pendant la guerre, où dès 1915 naturalisation en poche, il combattit contre les forces de l'Axe.

Adulé par les jeunes poètes surréalistes (mot qu'Apollinaire lui-même inventa), il continua à écrire malgré une blessure à la tempe droite qui lui valut une trépanation. De ces oeuvres les plus connus, nous pouvons citer les poèmes Zone, la chanson du mal-aimé, le pont Mirabeau ; les recueils de poèmes Alcools, Poèmes à Lou, Ombres de mon amour ; et les pièces de théâtres comme les Mamelles de Tirésias.

Dans un entretien avec Perez-Jorba, Apollinaire parle de sa vision de son art:" Je suis partisan acharné d’exclure l’intervention de l’intelligence, c’est-à-dire de la philosophie et de la logique dans les manifestations de l’art. L’art doit avoir pour fondement la sincérité de l’émotion et la spontanéité de l’expression : l’une et l’autre sont en relation directe avec la vie qu’elles s’efforcent de magnifier esthétiquement."

 Vous pouvez entendre Guillaume Apollinaire déclamer quelques-uns de ces poèmes sur le site Gallica. Je vous partage le lien: Gallica audio

À la médiathèque de l'AF, vous pouvez retrouver le recueil de poèmes Alcools dans la section Poésie sous la cote 841 APO

Et bien sûr, on se retrouve pour la nuit de la lecture qui aura lieu pendant la semaine du 21 au 24 janvier pour écouter les poèmes d'Apollinaire.


 

miércoles, 18 de noviembre de 2020

De la littérature I

 L'un des grands pouvoirs de la littérature est celui d'être capable de nous faire apprécier des styles totalement différents. Comment concilier par exemple des auteurs comme Charles Bukowski et Yasunari Kawabata ? L'un est Américain, apôtre de la Beat Generation, héritier de Jack Kerouac et d'Henri Miller. Un style cru, violent, sexiste. Dans ces romans, les femmes ne sont pas épargnés, et que dire des hommes ? L'autre est Japonais, prix Nobel de littérature en 1968, connut pour ses récits courts où la quête de l'esthétisme, la solitude et les questionnements sur la mort sont des sujets omnisprésents. Quel grand écart entre Contes de la folie ordinaire et Les Belles Endormies. Et pourtant ce sont des oeuvres que j'ai lues au cours de la même période et que j'ai adorées lire pour justement les différentes manières d'appréhender le monde qu'elles offrent. 

Dans Contes de la folie ordinaire, on vire du côté d'une folie ordinaire, celle qui sommeille en chaque individu, celle qui vous prend aux tripes un beau matin et fait du corps une marionnette dont on tire les fils, celle qui s'immisce, reptilienne et ne se tait qu'à la mort. Bukowski délivre aux lecteurs qui veulent bien le suivre dans sa démarche, les contes quelques peu exubérants de cette lente conquête de la déchéance. D'abord abrupte, trash, la folie se coule peu à peu dans la vie et se fait plus mature.

 Retrouvez ce livre dans la section Littérature du monde sous la cote 810 BUK 



miércoles, 4 de noviembre de 2020

Del calendario republicano

En la escuela, en clase de historia, no me acuerdo de la clase sobre la Revolución francesa. Creo que es una parte que al final los profesores de historia prefieren evitar estudiar por varias razones. De 1789 a 1799, la Revolución francesa vio múltiples actores atravesarla, muchos ni siquiera vieron el final de este periodo. Empezó con una monarquía absoluta y se terminó con el "golpe de Estado del 18 Brumaire". ¿18 Brumaire? si si o mejor dicho el 9 de noviembre 1799. Al considerarlo ahora de adulto, creo que la mayor dificultad del aprendizaje de esta época es su calendario republicano. 

Nacido del espíritu de los Ilustrados, y con esa voluntad de olvidar el pasado por completo, el calendario republicano no pasó a la posteridad como otras medidas que la Revolución tomó. Hay que esperar el 5 de octubre 1793 para que la "Convention" adopte el calendario republicano. Se organiza en un sistema decimal adentro de un año de 12 meses, cada mes tiene 30 días (3 décadas). Los días restantes (5 o 6 según los años) se ponen al final del año. Los días se nombran primidi, duodi... décadi. 

Para los meses, es el poeta Fabre d'Églantine que inventó los nombres, inspirándose de la naturaleza y de las sonoridades de las palabras: Otoño: vendémiaire, brumaire, frimaire ; Invierno: nivôse, pluviôse, ventôse ; Primavera: germinal, floréal, prairial ; Verano: messidor, thermidor, fructidor.

Esa manera poética de querer controlar el tiempo funcionó hasta el 11 nivôse año XIV (1ero de enero 1806) cuando Napoleon Iero lo abolió. 

 Para profundizar ese tema, les invito a consultar L'État de la France pendant la Révolution. Lo encontrarán en el sector Historia con la cota 944 VOV. 



miércoles, 21 de octubre de 2020

De la pluie

 J'ai toujours aimé la pluie, sauf le jour de Waterloo, il va sans dire. Petit, octobre était un de mes mois préférés. On appelle ça l'épisode cévenol : de grandes pluies, de grands orages. Avec mes frères, nous guettions le moindre éclair de nos fenêtres. La chance que nous avions était de vivre tout en haut d'une colline qui dominait la vallée de l'Hérault (nous pouvions admirer au loin les Pyrénées certaines fois). Le spectacle était fabuleux. Nous comptions les secondes entre le tonnerre et l'éclair. Nous nous émerveillions devant ce théâtre aux multiples acteurs. L'Hérault qui passait en bas à droite de la colline étendait son bras et enveloppait les vignes de son lit chaleureux. Les routes étaient coupées et bien sûr, cela signifiait que nous n'irions pas au collège. Autre moment de joie. Les pont étaient coupés. Petit, on s'imagine que l'eau engloutit le pont en son point culminant. L'image est impressionnante, il faut que la rivière monte de 15 mètres pour cela. Plus tard, on s'aperçoit juste que la rivière a coupé la route au pied du pont. L'impresion retombe.

C'est cette relation à la pluie que j'ai emmenée une fois adulte à Cochabamba. Ici, la saison des pluies ressemble quelque fois à ce que j'ai connu. Je prends toujours plaisir à l'observer, l'écouter, la toucher. Elle correspond en plus à mes périodes de vacances (3 semaines en décembre généralement). Étant dorénavant un peu plus casanier, je profite de la pluie pour m'emmitoufler dans mon canapé avec un bon livre, un bon jeu. Accompagné tout ça d'un bon café et d'un panettone fait maison et vous comprendrez que je continue d'entretenir cette relation. Évidemment quand il pleut très fort avec de forts orages, je repense à ces moments avec mes frères enfant et un petit sourire nostalgique se dessine sur mes lèvres. Une fois la saison des pluies passée, je me surprends à écouter de la pluie sur mon lecteur, soit pour lire soit pour dormir. Je ne sais pas d'où vient la pluie que j'écoute (c'est fou tout ce qu'on peut trouver sur Internet). Au final, j'aimerais pouvoir enregistrer la pluie de mon pays ou celle de Cochabamba. Quelque part c'est aussi du patrimoine... Ahhh ! À quoi devait ressembler la mélodie du ciel à Waterloo ? 

Pour continuer sur ce thème et découvrir une partie de la France d'Outre-Mer, je vous propose le livre de Simone Schwarz-Bart, Pluie et vent sur Télumée Miracle. Le livre raconte l'histoire de Télumée, paysanne de la Guadeloupe née au début du siècle, a été élevée par sa grand-mère, "haute négresse" justement nommée Reine Sans Nom. Télumée a souffert de sa condition de femme, de Noire et d'exploitée. Pourtant, qu'elle soit en compagnie d'Élie ou à côté d'Amboise, le révolté, sa volonté de bonheur, de "récolter par pleins paniers cette douceur qui tombe du ciel", est la plus forte. 

 Vous retrouvez ce livre sous la cote 843 SCH




miércoles, 7 de octubre de 2020

De la democracia y del imperio en América

Ya falta poco para nuevas elecciones. En Bolivia por supuesto, pero también en los Estados Unidos donde los resultados tendrán grandes consecuencias para el mundo y para los años venideros.

El título del artículo que escogí evoca (por una parte) el libro de Alexis de Tocqueville, publicado en 1835, quien, viajando por los Estados Unidos en el siglo 19, describe el país y su sistema político, mientras que Francia vivía la restauración monárquica. En esta obra, el autor cuestiona la joven democracia y cuáles serán sus futuras dificultades. ¿Cómo preservar la democracia? ¿Cómo defender el individuo de las derivas del sistema? Esas preguntas parecen aún actuales, que sea en Bolivia con las elecciones del 18 de octubre, o también con las elecciones de noviembre en los Estados Unidos. Casi dos cientos años separan el libro de Tocqueville y las elecciones de 2020 entre Trump y Biden.

 En su libro Tocqueville ve tres males que acechan el buen funcionamiento de la democracia:

1. La tiranía de las opiniones. El hecho de poder exponer sus ideas hace que de eso emerge una opinión mayoritaria. Esta opinión termina queriendo hacer callar a las otras opiniones. 

2. El reino del individualismo. Poco a poco les personas se desinteresan de las cosas públicas, y se concentran sobre su sociedad directa.

3. El despotismo burocrático. Como se han destruido todos los cuerpos intermediarios, solo quedan el individuo y el Estado. Así el Estado se ocupa de todo en una relación directa, omnipotente con el individuo. 

A esos tres males, Tocqueville recomienda la creación de asociaciones políticas para que los ciudadanos se organicen, y se encarguen de las cosas públicas.

Tocqueville nos da una grilla de lectura de los acontecimientos políticos actuales en los Estados Unidos.

Un poco menos de dos siglos después de la publicación del libro de Tocqueville, otro autor francés se interesó en la historia política de los Estados Unidos. Con su Après l'Empire (publicado en 2007), Emmanuel Todd, historiador, antropólogo y demógrafo, nos invita a renovar nuestra visión del sistema norteamericano. Declara en la postface "porqué ya no tienen la fuerza para controlar los actores económicos y estratégicos mayores, los Estados Unidos perderán esta última parte para el control del mundo. Se convertirán en gran potencia entre otras." Podríamos poner esa declaración en relación con el famoso "Make America Great Again" de la campaña de Trump en 2016. Da para meditar...

Para profundizar el tema:

Se puede encontrar en la mediateca una revista sobre la vida de Alexis de Tocqueville con el código 809A MEL.

También se puede encontrar el libro de Emmanuel Todd Après l'Empire con el código 320 TOD